Une question, besoin d'un conseil :

 

Comment vérifier qu’une formation Loi ALUR est conforme ?

Choisir une formation Loi ALUR ne devrait jamais se résumer à comparer un tarif ou une durée. La vraie question est celle-ci : cette formation permettra-t-elle réellement de justifier l’obligation de formation continue au moment du renouvellement ? Pour y répondre sérieusement, quelques critères simples mais décisifs méritent d’être vérifiés avant toute inscription.

Les quatre critères essentiels

Le volume horaire. La formation doit s’inscrire cohéremment dans le cadre global de l’obligation — 14 heures par an ou 42 heures sur trois ans. Une formation trop courte ou mal calibrée peut ne pas suffire à couvrir ce qui reste à accomplir sur le cycle.

Le contenu. Il doit être en lien direct avec l’activité exercée et relever des matières admises : droit, fiscalité, techniques de construction, urbanisme, transition énergétique, relations commerciales. Une formation trop généraliste ou sans rapport avec l’immobilier ne peut pas être retenue.

Les thèmes obligatoires. Si la déontologie et la non-discrimination à l’accès au logement ne figurent pas encore dans le parcours, il faut s’assurer que la formation choisie les couvre — ou prévoir un module dédié à ces sujets en complément.

L’attestation remise. C’est la pièce qui permettra de valoriser la formation au moment du renouvellement. Elle doit être précise, complète et facilement produisible en cas de contrôle.

Ce qu’il faut regarder dans le programme

Un bon programme se reconnaît à sa clarté. Il doit permettre d’identifier sans ambiguïté les objectifs poursuivis, les sujets traités et la valeur professionnelle réelle de la formation. Une offre floue, trop vague dans ses intitulés ou uniquement axée sur la promesse commerciale mérite toujours une vérification plus poussée avant engagement.

Le bon réflexe : lire le détail du contenu pédagogique, pas seulement le titre de la formation.

Ce qu’il faut exiger comme justificatif

Une attestation valable doit reprendre a minima les éléments suivants :

  • l’intitulé et l’objet de la formation,
  • la date et la durée,
  • les objectifs pédagogiques,
  • le contenu détaillé des modules suivis.

Sans ces informations, l’attestation devient difficile à exploiter — et une formation pourtant suivie sérieusement peut se révéler impossible à faire reconnaître. Mieux vaut demander un exemple d’attestation à l’organisme avant de s’inscrire, plutôt que de le découvrir après.

À lire aussi :

équipe 2 - esprit formation

Vous avez une question, besoin d’un conseil ?