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Qui est concerné par la formation continue Loi ALUR ?

L’obligation de formation continue issue de la Loi ALUR ne concerne pas uniquement l’agent immobilier au sens strict. Le périmètre est plus large qu’on ne le pense et beaucoup de professionnels découvrent tardivement qu’ils y sont soumis, parfois à l’approche du renouvellement.

Les personnes concernées

Quatre catégories d’acteurs sont visées :

  • les titulaires de la carte professionnelle, quelle que soit la nature de leur activité (transaction, gestion, syndic),
  • les représentants légaux d’une personne morale titulaire de la carte,
  • les directeurs d’établissement, même s’ils ne sont pas eux-mêmes titulaires,
  • les collaborateurs habilités qui négocient, s’entremettent ou s’engagent pour le compte du titulaire.

Cette extension du périmètre reflète une logique claire : la qualité de la pratique professionnelle ne dépend pas uniquement du titulaire de la carte, mais de l’ensemble des intervenants qui agissent concrètement dans les opérations réglementées.

Pourquoi cette clarification change tout en pratique

Dans une agence ou une structure immobilière, l’enjeu ne porte pas seulement sur la conformité individuelle de chaque personne. Il s’agit d’organiser un pilotage collectif : suivre les heures, vérifier les thématiques couvertes et archiver les justificatifs pour chacun des collaborateurs concernés.

Sans ce pilotage, les écarts s’accumulent silencieusement. Un collaborateur habilité qui n’a pas suivi ses heures, c’est un dossier incomplet au moment du renouvellement — et potentiellement une situation délicate pour toute la structure.

Ce qu’une agence a intérêt à mettre en place

Un dispositif simple suffit à éviter la plupart des problèmes :

  • un tableau de suivi par personne, avec les heures accomplies, les thèmes couverts et les dates de formation,
  • un archivage centralisé des attestations, accessible rapidement en cas de contrôle ou de renouvellement,
  • une planification annuelle des modules obligatoires — déontologie et non-discrimination en tête — pour éviter de les traiter en urgence en fin de cycle.

Traiter la formation continue comme un sujet de gestion à part entière, au même titre que la facturation ou les mandats, c’est la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises à l’échéance.

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